Nos valeurs

42 % des Français ne savent pas calculer un taux d’intérêt annuel sur 100 €

85 % de la population estiment que les services et produits financiers sont compliqués et confus

58% de la population déclarent avoir des difficultés à payer leurs factures en fin de mois.

46 % des Français estiment que leur niveau de connaissance est insuffisant pour lire un document d’informations commerciales sur un service ou un placement financier.

De l'importance de l'éducation budgétaire

Aujourd’hui, en France, un dossier de surendettement est déposé toutes les 2 minutes.

D’une façon générale, les Français et les Européens maîtrisent mal les concepts budgétaires et financiers qui pourraient leur permettre de mieux maîtriser leur pouvoir d’achat. On sort du système scolaire français dépourvu de toute éducation budgétaire, celle-ci n’étant dispensée que par la famille. Cela contribue à reproduire de génération en génération les mauvaises (et les bonnes) habitudes dans ce domaine.

Les ménages qui ne possèdent pas les bases d’une culture budgétaire et financière ont plus de difficultés à accumuler de l’épargne et à gérer leurs revenus efficacement (Stango et Zinman, 2007) et ne parviennent pas à construire des projets de moyens et longs termes, comme planifier leur retraite par exemple (Lusardi et Mitchell, 2006, 2007, 2009). Ces citoyens sont également les cibles faciles d’une société où les tentations sont omniprésentes. Crédits ambigus, émergence continuelle de nouveaux moyens de paiement dématérialisés aux risques méconnus, produits bancaires de plus en plus sophistiqués, etc. Soit autant d’offres et de services qui concourent à fragiliser une population qui ne sait pas se défendre contre cette opacité bancaire et assurancielle.

Dans un contexte économique compliqué et morose, l’insécurité et l’imprévu affaiblissent toutes les strates de la société. L’éducation budgétaire et financière est une réponse efficace, qui a déjà trop tardé à s’imposer. Elle permet à chacun et à chacune de devenir ou redevenir acteur de sa propre vie, d’être conscient des mirages du court-termisme et ainsi capable d’échanger d’égal à égal avec les institutions fondamentales de la société.

Parce que l’argent est une question taboue, les programmes d’éducation budgétaire existants peinent à retenir l’attention des bénéficiaires. L’expérience de terrain montre que les cours magistraux dans une logique de transmission unilatérale de professeur à élève, ne parviennent que rarement à générer de l’échange et du débat. Les présentations plus ou moins dynamiques ne sont pas propices au partage d’expérience ni aux changements de comportements durables.

Les programmes d’éducation budgétaire et financière sont très rarement dispensés au sein du système éducatif. A l’issu de leur cursus, les jeunes commencent leur vie active avec très peu de connaissances pratiques leur permettant d’acquérir leur indépendance et d’éviter les risques de paupérisation.

Par ailleurs, nous vivons dans une société où certains mondes évoluent sans se croiser. Face à la défiance des professionnels de la banque et de l’assurance envers certains de leurs clients, la société civile répond par un sentiment de méfiance et une appréhension des institutions. Mal comprises, celles-ci souffrent d’une image négative. Dans ce contexte, les sessions d’éducation budgétaire et financière permettent aux professionnels de la banque et de l’assurance d’interroger certaines de leurs pratiques et de revoir leurs habitudes de communication.

Les valeurs du programme Dilemme

Engagement et indépendance : Le programme Dilemme est et restera indépendant. Les intervenants du programme sont tous et toutes engagé-e-s  pour changer la société en profondeur et apporter leur expérience et leur expertise à tous ceux et toutes celles qui pourraient en bénéficier.

Coopération et co-construction : Le programme Dilemme a été développé et est aujourd’hui mis en œuvre en coopération et en co-construction avec de nombreux partenaires bancaires, assurantiels et associatifs. Les interventions sont réalisées autant que possible par des binômes constitués d’un intervenant CRÉSUS et d’un-e volontaire du monde de la banque ou de l’assurance.

Expertise : C’est grâce à l’expérience et à l’expertise que CRÉSUS a développées au fil des 25 dernières années que le programme Dilemme a pu voir le jour. Sa pertinence et sa proximité avec la réalité vécue sont le résultat d’années d’accueil, d’écoute et d’accompagnement de ménages malendettés ou surendettés. Personne n’intervient avec les outils Dilemme sans avoir suivi de formation préalable.

Ouverture et non jugement : Le programme Dilemme a pour objectif de former et d’informer et non de juger. CRÉSUS a toujours eu à cœur de responsabiliser les citoyens et citoyennes sans assister ni chercher coupable ou victime. Réunir autour d’un plateau de jeu ou d’une application les différentes parties prenantes de la société, dans un contexte non commercial, permet de favoriser des échanges directs et francs. Cette méthode innovante est un moyen de lutter contre la stigmatisation de certains publics, tout en désacralisant le rôle de la banque et de l’assurance.

Innovation : L’innovation est au cœur du processus de création et de développement du programme. Innovation pédagogique en premier lieu, puisque le programme Dilemme s’inscrit dans un mouvement de ludification de l’éducation et promeut une vision de l’apprentissage qui sort des sentiers battus. Faire jouer pour libérer la parole et vaincre le tabou de l’argent : voilà la principale révolution du programme Dilemme. L’innovation sociale et pédagogique, ADN du programme Dilemme, est enrichie par une utilisation novatrice des supports digitaux.